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   Photos ci-contre :
   Haut :Culbutant Lillois
  sur fond de Porte
  d'Arras à Lille
  tableau de F.Liebaert


  Milieu :Pigeon
  Culbutant
  tableau de H.Liebaert



  Bas : Pigeon
  pantomine
  ref : Boitard & Corbie
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Le Culbutant
Le Culbutant Lillois

Dans le 19 ème siècle cette variété de Culbutant français était très répandue à Lille et dans les environs. Ces pigeons étaient appelés en patois " timblards" , nom qui signifiait faiseurs de timblets , le timblet étant synonyme de cumulet ou culbute.
Ils avaient les mêmes formes que le Culbutant français proprement dit , mais se distinguaient par d'assez grandes plumes aux pattes.
Il y en avait de toutes les couleurs , les plus recherchés étaient les noirs à vol blanc , avec ou sans hausse col blanc et seulement les plumes des pattes blanches , les plumes des cuisses et celles recouvrant le calcanéum étaient noires.
Légers et taillés pour le vol , ces oiseaux s'élèvent d'un bond dans le vide , à une grande hauteur , s'arrêtant tout à coup , comme pris de vertige , tournant sur eux - mêmes et se mettent à culbuter deux , trois , quatre , jusque dix fois de suite , selon toute apparence pour leur satisfaction personnelle. Ils continuent leur vol pour recommencer à chaque instant la même pantomime.
Henri Liebaert









le Culbutant Français

STANDARD DU CULBUTANT FRANCAIS

Les Culbutants ont été mentionnés pour la première fois par Willghhy en 1687. Ils seraient moins anciens que les Volants connus en 1555, et cités par Belon, qui les aurait vus en Paphlagonie.
Le Culbutant français est assez semblable au Haut Volant Français ; il semblerait que le berceau de la race ait été le nord de la France.
ASPECT GENERAL :
La forme du Culbutant français rappelle celle du Biset. C'est un petit pigeon très vif, assez bas sur pattes. Sa longueur est de 28 à 30 cm et son poids de 250 à 275 g.
- Tête : Plutôt courte, le front légèrement bombé, amorce la ligne du crâne qui est légèrement aplati et qui doit avoir une largeur de 2 cm au minimum entre les yeux.
- Bec : De longueur moyenne, épais à la base puis devenant grêle ; les morilles sont petites, blanches et lisses. Le bec est noir chez les noirs et les bleus ; noir ou couleur corne chez les papillotés noirs et les savoyards et blanc rosé chez les rouges et les jaunes.
- Oeil : Iris blanc ou perlé, très légèrement sablé de rouge.
- Tour des yeux : Peu charnu, régulier, de couleur gris très foncé chez les noirs, les bleus et les papillotés. Il est gris jaunâtre pour les autres couleurs.
- Cou : Assez gros, court, bien garni de plumes à reflets assez prononcés.
- Poitrine : Arrondie et bien développée.
- Dos : Plutôt plat.
- Ailes : De longueur moyenne, se posant sur la queue sans se croiser. Envergure de 65 à 68 cm selon le sexe. Aucune rémige blanche n'est admise.
- Queue : Bien fermée, toujours de couleur foncée, dépassant de 1,5 cm la pointe des ailes. Longueur de 11 cm.
- Pattes : Jambes assez courtes. Les tarses et les doigts sont nus et de couleur rouge vif ; les ongles sont noirs chez les noirs, les bleus et les papillotés ; ils sont blanc rosé chez les rouges et les jaunes.
Variétés
Unicolores, sauf blanc, papillotés blanc et noir, blanc et rouge , blanc et faune, savoyard.
Couleur et Dessin
Le plus typique est le papilloté noir et blanc. Les plumes du vol et de la queue doivent être noires et les mouchetures du corps doivent être régulières, de couleur franche et se détacher sur un noir lustré.
Le savoyard est tricolore, c'est-à-dire papilloté bleu, blanc et rouge avec prédominance de rouge et de blanc sur le corps alors que le vol et la queue sont bleus. Le standard admet les unicolores sauf le blanc : ce sont les noirs, bleus, rouges et jaunes. Il existe aussi des papillotés rouge et blanc et jaune et blanc, mais ils sont extrêmement rares.
Henri Liebaert